jeudi 8 février 2018

Initiation au patronnage - partie 2 : la jupe droite

Voici venu le temps de la partie 2 de notre initiation… la jupe droite…
Si vous avez loupé la partie 1, il n’est pas trop tard...

Dans cette partie ci, on va vraiment entrer dans le vif du sujet…
Mais auparavant, il me semble important de faire un “petit” point sur le matériel nécessaire.

On s'apprête à dessiner les plans de notre jupe… il n’est donc pas illogique que le matériel s'apparente à celui d’un architecte…

Voici ce qu’il vous faut :
  • du papier de coupe :
    Vendu en mercerie, c’est un papier de grande taille prévu pour les patronnages.
    On le trouve en mercerie.
  • un porte-mine :
    Des mines de 0.5 sont bien… Plus fines, elles ont tendance a casser rapidement, plus épaisse, c’est un peu trop épais… :-)
    Vous pouvez le troquer contre un crayon, mais il est vital que celui-ci soit bien taillé.
    Une pointe émoussée peut vite faire un trait de 2mm de large.
    Imaginez un patron de veste avec quatre découpes verticales au devant et autant au dos…(je sais, ce n’est pas facile…) avec les deux coutures de côtés, on est à 10 découpes, pour chaque découpe vous avez tracé 2 traits puisque vous assemblez 2 pièces. avec un crayon mal taillé, vous avez donc, si je calcule bien, une imprécision potentielle de 20mm autrement dit, une demi taille (dans la plupart des tableaux de mesures, l’écart entre 2 tailles est de 4cm). La précision est donc fort fort importante.
  • des règles: Le strict minimum est
    • une règle graduée de grande dimension (la mienne fait 100cm)
    • une équerre assez grande (c’est mieux si elle aussi est graduée)
    • un mètre ruban (je sais, ce n’est pas une règle...)
    • … et c’est tout…
    Une latte a courbe permet de tracer…. des courbes, ça peut aider.
    Et personnellement je n’utilise pas une équerre, mais deux.
    L’usage combiné de deux équerres fera peut-être partie d’un prochain article de blog…
  • un stick de colle :
    Vous avez mal estimé la taille d’une pièce… pas de soucis, ajoutez un morceau de papier en le collant… c’est mieux que de tout devoir recommencer…
    Attention - Le ruban adhésif est à proscrire.
    En manipulant un patron, il n’est pas rare de le froisser. Travailler sur un patron chiffonné est difficile, mais un coup de fer à repasser et c’est reparti… Le ruban adhésif, lui, supporte mal la chaleur et l’option fer à repasser vous sera dès lors interdite!

  • Cette liste n’est pas exhaustive mais l’essentiel y est
    Je la complèterai sans doute au fur et à mesure.
    N’hésitez pas à intervenir avec un p’tit commentaire pour me corriger ou me compléter…

Petite digression “matériel” terminée…
On peut y aller pour notre patron de jupe…

Réfléchissons ensemble un instant…

La forme géométrique qui se rapproche le plus de la jupe droite est le cylindre.
Et c’est cool parce que c’est vraiment facile à dessiner. Le développement d’un cylindre est un simple rectangle…

Seulement voilà, si on se contente d’un cylindre pour votre jupe, il risque fort de terminer sur vos chevilles…lol

Vous conviendrez avec moi que c’est mieux si votre jupe est un peu plus ajustée à la taille.

Imaginons donc nos options…
  1. La méthode la plus simple est l’élastique!
    Pas très “couture” d’accord, mais diablement efficace…
    Dans ce cas, notre patron serait déjà presque terminé…
  2. Un tout petit peu plus “couture”: les fronces. Pli non aplati et non cousu obtenu en coulissant un tissu sur un fil.
    Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais l’élastique est plus simple et donnera le même effet…
    Je ne retiendrai donc pas cette solution…
  3. Des plis?
    Là, on monte d’un cran dans le côté “couture”…
    Mais si le cylindre est près du corps au niveau des hanches, les plis risquent de s’ouvrir très vite et seront, à mon avis, un peu disgracieux.
    J’oublie donc les plis…
  4. Et si on faisait des plis et qu’on les cousait en triangle jusqu’au hanches…
    On appelle ça des pinces et c’est vraiment “couture”...

    Adjugé !!!... on va faire de pinces…
On s’y met?

On ne va pas s’ajouter du travail pour rien, je vous propose de ne tracer qu’un demi vêtement… Un dos et un devant…

Vous avez mesuré votre tour de hanche (cf. partie 1)
On devrait donc tracer un rectangle qui ferait un demi tour de hanche de largeur et la hauteur voulue pour votre jupe en hauteur.
Mais que nenni..., ce serait trop facile…

On va bien partir de votre tour de hanche. (J’utiliserai l'abréviation TH)
Si on se contente de cette mesure, votre jupe sera tellement serrée que le moindre mouvement la ferai craquer!
On va donc ajouter une valeur pour que vous soyez bien dedans… l’aisance.

A l’école, on m’a inculqué l’information suivante:
“On ajoute 4 cm d’aisance par couche posée sur le corps !”
Notre jupe étant la première couche à poser sur le corps, on va lui ajouter 4 cm d’aisance.
Je tiens à préciser que cette valeur est purement arbitraire, mais en général elle fonctionne bien.
Si vous êtes d’humeur contradictoire, rien ne vous empêche de la modifier à votre guise… Tant que c’est réfléchit, ça me convient…
Avec un tissu stretch par exemple on pourra, pourquoi pas, la revoir à la baisse…

Pour obtenir la largeur du rectangle, on a donc ceci :
Largeur du rectangle = ( TH + Aisance ) / 2

Dans ce rectangle, on doit tracer un demi dos et un demi devant.
On va donc pouvoir le diviser en deux… oui mais non, ce serait trop simple…

Pour une raison purement esthétique, on va faire le devant un peu plus large que le dos.
C’est plus joli quand on est face à quelqu’un, de ne pas voir tout de suite la couture de côté !
Je vous propose donc de déplacer la couture de côté de 1 cm vers l’arrière. (C’est là aussi une mesure tout à fait arbitraire… 1.5cm c’est bon aussi… Mais que voulez-vous, j’ai mes habitudes… :-) )


Ok, on a notre base de travail…

Sur cette base, on va positionner la ligne de hanche…
Sauf qu’il vous manque une mesure… la hauteur hanche…
En effet, je ne l’ai pas mise dans les mesures de la partie 1. Mais c’est volontaire…
Tout simplement car il est difficile de mesurer cette hauteur de façon précise. On est obligé de l’estimer…Ce que vous pouvez faire dès maintenant d’ailleurs…

Vous devriez selon votre taille avoir une mesure variant entre 18 et 25 cm.


C’est fait?
Bien on s’occupe de nos pinces.

Vous devinez déjà comment on va faire…
On doit enlever à la taille la différence entre votre tour de hanche (avec aisance) et votre tour de taille (avec aisance).

Valeur cumulée des pinces = ( ( TH + Aisance ) / 2 ) - ( ( TT + Aisance ) / 2 )
J’espère que vous aimez les maths… :-)
On va répartir la valeur ainsi obtenue entre 3 pinces :
  • une au devant
  • une au dos
  • une dans la couture de côté.
Il reste une question qui doit, je suppose, vous brûler les lèvres…
Dans quelle proportions doit-on les répartir?

Aie aie aie… Je m’attendais à cette question… et la réponse n’est pas simple…

La version scolaire tout d’abord :
Les pinces au devant et au dos ont le même valeur de +/- 2.5 cm et le reste est placé dans la couture de côté.

Si on envisage le problème d’un point de vue moins scolaire, il va falloir réfléchir un peu plus…
En effet, la profondeur des pinces dépend de vous… ou plutôt de votre corps…

La pince permet d’envelopper un volume… la pince la plus profonde doit donc être forcément en regard du volume le plus fort.

Si on prend en compte l’image ci dessous représentant la coupe de 2 corps ayant le même tour de hanche :


Dans le premier cas, madame a des hanches relativement étroites, mais des fesses plus généreuses…
Dans le second, au contraire, les hanches sont larges, mais les fesses plus plates...

Si on travaille sur mesure, il me parait évident que ces deux dames ne devront pas avoir le même patron de jupe…

Il faudra à la première des pinces dos bien plus profondes. La pince placée au côté sera elle moins profonde… c’est assez logique…

L’inconvénient c’est qu’il m’est difficile de vous donner des règles précises…
Ce que je vous propose dès lors c’est de partir sur la version scolaire et je tenterai de faire assez rapidement un article sur l‘essayage de la jupe afin de corriger les problèmes s’il y en a…
Cela vous convient-t’il?

Dans un soucis d’esthétique, on va tenter de placer la pince au milieu des pièces dos et devant.

Pour le devant, on avait aux hanches ( ( TH + Aisance ) / 4 ) +1
On aura donc à la taille ( ( TT + Aisance ) / 4 ) +1

Pour le dos, on avait aux hanches ( ( TH + Aisance ) / 4 ) -1
On aura donc à la taille ( ( TT + Aisance ) / 4 ) -1

Sur la ligne de taille on applique la moitié de ces valeurs, on place ensuite la profondeur de pince et on termine par la seconde moitié… simple…
Enfin peut-être avez-vous besoin d’un p’tit dessin… :-)


Vous avez tout ce qu’il vous faut pour tracer vos pinces… à part leur longueur…

Pour que ce soit joli, on arrête la pince dos à quelques centimètre de la ligne de hanche.
Moi j’ai l’habitude de l’arrêter 2 cm au dessus, mais sentez-vous libre de modifier cette valeur… (en restant raisonnable car n’oubliez pas que le volume est a hauteur de la ligne de hanche… il ne faut pas trop s’en éloigner…)
Le volume à l’avant est normalement moins prononcé… chez moi la pince aura aussi 2 cm de moins...

On peut donc tracer les pinces :


Il reste deux petites étapes, on a presque fini…

En pliant votre papier, vous pouvez fermer toutes vos pinces et rendre la courbe de taille plus harmonieuse…
J'ai un peu de mal a plier mon écran mais voici a peu prêt ce que cela devrait donner :


Enfin une certaine Mlle A. Bent disait
“...Moi j'ai des formes et des rondeurs
Ça sert à réchauffer les cœurs…”

C’est vrai que dans le corps humain, les lignes droites sont rares…
Mettons un peu de rondeur dans tout ça... (pinces et hanches...)




Et voilà…

Un patron de jupe droite vite fait bien fait…
Pour le réaliser, on doit encore lui ajouter des valeurs de couture, prévoir un moyen de fermeture et une finition à la ceinture…

Mais moi je suis fatigué alors je m’arrête là… et puis il faut bien que je me garde des sujets pour plus tard non? :-)

Si vous laissez le patron comme ça, une fois monté, il vous paraitra légèrement entravé…
C’est un effet d’optique… pour avoir une jupe droite qui paraisse droite, il convient de l’évaser un petit peu…

Une jupe de ce type demande un tissu avec un peu de tenue…
Elle pourrait être réalisée par exemple :

Mais comme il arrive parfois que l’on se trompe, je vous conseille de coudre une toile avant de faire votre modèle définitif.

Une toile est la façon dont l’on appelle un modèle d’essai. Traditionnellement on la réalise dans un tissu de coton appelé “caliquot”. Mais ce n’est pas obligatoire… un autre tissu pourrait faire l’affaire comme un vieux drap par exemple…

Évitez cependant les tissus trop souples comme les doublures ou les mailles qui réagissent très différemment. L’idéal étant bien évidement de s’approcher le plus possible du tissu définitif.

Bon amusement et à bientôt...

Initiation au patronnage - partie 1 : la prise de mesure

Si vous lisez ces lignes, il y a de fortes probabilités pour que vous connaissiez la réponse à la question suivante:

Qu’est-ce qu’un patron?

Si je reprend la définition présente dans wikipedia, la réponse serait :
“Un patron est la représentation d'un vêtement vu de face ou de dos. Il est fabriqué en général à partir de feuilles de papier et permet de concevoir un vêtement avant sa fabrication en couture.”
Cette réponse est évidemment correcte.

J’aimerai toutefois la préciser un tout petit peu. Voici ma version :
“Un patron est la représentation géométrique en deux dimensions d’un vêtement. Généralement réalisé en papier, il servira de gabarit à la découpe d’un tissu, qui,une fois assemblé à l’aide de coutures, formera un vêtement en trois dimensions.”

Ces deux définitions se ressemblent beaucoup…
Toutefois la seconde prend en compte une notion a mon sens importante: la géométrie dans l’espace.

Tout le monde connait le développement du cube.





Notre but est de faire a peu près la même chose, mais pour habiller un corps humain et en y ajoutant un peu de fantaisie…


Le sujet est vaste et cet article n’est sans doute qu’un prélude…
La mode étant en perpétuelle évolution, il ne devrait pas être trop difficile d’alimenter ce blog. En tout cas, tant que durera ma collaboration avec Stragier chez qui je travaille depuis 15 ans… :-)

Mais revenons à notre sujet.

Pour dessiner notre cube, nous ne devons connaître qu’une seule dimension, la longueur de son côté.

Pour notre corps humain, comme vous pouvez l’imaginer, nous aurons besoin d’un tout petit peu plus de mesures… :-)
En industrie, on travaille avec des tableaux de mesures.
Ils contiennent des mesures étudiées pour convenir le plus possible à tout le monde.
Des mesures standardisées…

Votre but, en lisant ceci, est , en n’en pas douter, d’aller un peu plus loin…
D’avoir un vêtement qui s’approche le plus possible du “sur mesure”... Un vêtement basé sur vos mesures à vous…

C’est un défi que l’on peut tenter de relever ensemble...Mais cela implique quelque chose… avoir vos mesures… bon sang, mais bien sur !!!….

Une précision cependant : je ne traiterai ici que des patrons pour dame.
Ce n’est pas de la ségrégation, c’est juste le domaine que je maitrise le plus… (pardon messieurs...)

Avant de commencer,chacun de ces points, sachez, mesdames, que ces mesures doivent toutes être prises au plus près du corps.
Il convient donc d’être en sous-vêtements lors de la prise de mesure.
Si pour des raisons d’intimité ou de pudeur, cela n’était pas possible, portez des vêtements les plus moulants possible.
D’autre part, il est quasiment impossible de prendre efficacement ses propres mesures.
Si vous souhaitez travailler pour vous même, faites-vous aider…

Assez parlé… munissez-vous d’un mètre ruban et allons-y…


Voici donc les mesures dont nous aurons besoin
Tour de taille :
placez votre mètre ruban autour de la taille et mesurez l’endroit où elle est la plus fine.
Pour plus de facilité, vous pouvez nouer un fin ruban autour de la taille. Il se logera de lui-même à l’endroit à mesurer...
Tour de hanches :
placez votre mètre sur la partie la plus charnue de fesses et mesurez le contour du corps à cet endroit.
Tour de poitrine :
Pour le tour poitrine, c’est le même principe… Il faut prendre la mesure à l’endroit le plus généreux… qui passe forcément par le bout des seins!
Hauteur poitrine :
C’est la distance mesurée, le buste bien droit, entre le point à l’intersection de la ligne épaule et du tour de cou, et le saillant poitrine (le bout du sein).
Bon a savoir: plus le vêtement est ajusté, plus cette valeur prend de l’importance et doit donc être précise.
Or vous n’êtes pas sans savoir que le choix du soutien-gorge influence la hauteur de la poitrine.
Dans les vêtements d’importance, les robes de mariées par exemple, il est conseillé de prendre les mesures en portant la même lingerie que celle qui sera portée avec le vêtement terminé.
Hauteur devant :
On la mesure de la même manière que la hauteur poitrine mais on descend du cou vers la ligne de taille.
Hauteur dos :
C’est la distance mesurée, le buste bien droit, entre le point à l’intersection de la ligne épaule et du tour de cou, et la ligne de taille en passant sur l’omoplate.
Longueur épaule :
de la base du cou jusqu’à l’articulation de l’épaule.
Longueur bras :
C’est la mesure de l’articulation de l’épaule à celle du poignet. La mesure doit être prise sur un bras plié à 90°
Tour du bras :
C’est la mesure du contour du bras prise sur la partie la plus forte.
Tour de cuisse :
C’est la mesure du contour de la cuisse prise sur la partie la plus forte.
Longueur intérieure de la jambe :
mesure entre l’entrejambe et la cheville.
Afin de préserver l’intimité du modèle, il convient de saisir le mètre ruban entre l’index et le majeur en le laissant dépasser de quelques centimètres. Vous pourrez ainsi prendre une mesure précise sans approcher trop près de l’entrejambe.
Pour le même usage,il existe des mètres ruban spéciaux dont une des extrémités est rigide sur une dizaine de centimètre.
Ces mesures sont normalement suffisantes pour réaliser presque tous les patrons… Ne perdez pas de vue que ces mesures ne sont pas figées. Si vous (ou votre modèle) perdez du poids, il faudra les revoir… dans le cas contraire aussi même si c’est moins agréable…

Il est souvent utile de se faire une petite “bibliothèque” de patrons très simple, mais très bien ajustés et de ne faire évoluer dans le temps que ceux-ci. Ils constitueront vos “patrons de base”. Vous pourrez ainsi en faire une copie puis partir de cette base sûre pour laisser libre cours à votre imagination...

vendredi 19 janvier 2018

La laine bouillie

La laine bouillie… produit phare de chez Stragier depuis de nombreuses années.
Comme son nom le laisse supposer, elle est bouillie… heeee oui…!!!

Pour la réaliser, on tricote de la laine que l’on plonge ensuite dans de l’eau bouillante.
Le tricot rétrécit et la maille se resserre a un point tel qu’elle en devient presque invisible… la maille, pas la laine… :-) .
Cela donne au tissu une souplesse non négligeable tout en conservant une épaisseur importante.
Et la maille est si serrée que :
  • elle ne craint pas une petite averse. (chez nous, en Belgique, c’est important…)
  • elle ne s’effiloche pas.
    Ce tissu peut donc s’affranchir de toutes finitions.
    Un tissu idéal donc pour les débutants…
  • portée, elle emprisonne beaucoup d’air entre elle et vous.
    Cela renforce son pouvoir isolant et donc l’impression de chaleur si agréable avec ce genre de tissu.

Attention, le jersey, et donc la laine bouillie, ça peut se détendre!
Rassurez-vous, il n’y a là rien d’insurmontable…
Lorsqu’on vous le fournit, les lisières (les bords du tissu) sont d’ailleurs légèrement détendues. C’est du au mode de fabrication.
Considérez donc que 3 ou 4 centimètres de chaque côtés sont à utiliser avec plus de précautions.
Dans la même idée, ce tissu étant assez lourd et la gravité faisant son petit effet, il doit supporter son propre poids.
Il n’est donc pas impossible qu’un fois suspendu, votre vêtement prenne quelques centimètres en longueur.
Donc avant de vous lancer dans la réalisation de votre ourlet, laisser votre ouvrage pendre quelques jours sur un cintre ou mieux sur un buste…
Vous pourrez ensuite rectifier l’arrondi avec un arrondisseur puis le laisser sans finition, passer quelques heures sur vos point de chaussons ou encore réaliser une surpiqure.

Enfin, et on n'y pense pas assez souvent, si vous souhaitez réaliser des boutonnières, sachez que celles-ci vont avoir à supporter beaucoup de traction.
Deux solutions s’offrent à vous…:
  1. Vous ne faites pas de boutonnières!
    Simple mais il fallait y penser…
  2. Vous armez votre boutonnière avec un cordonnet ou un fil a coudre double et bien assorti.
    Il s’agit en fait, lors de la réalisation de la boutonnière, d’y glisser un fil solide et de le nouer de manière à fixer une fois pour toute la longueur de la boutonnière.
Pensez également a utiliser des aiguilles jersey
Voilà… Si vous souhaitez vous lancer, vous avez maintenant les cartes en mains…

samedi 6 janvier 2018

A Pocket Full of Memories, ou la beauté sortie d'un écrin.

"Le souvenir est le parfum de l'âme", George Sand résume à la perfection cette nouvelle collection Liberty.
Candeur, tendresse, couleurs et motifs floraux, ces dessins nous rappellent l'enfance, mais pas seulement.
Découvrons ensemble notre sélection.

Pour débuter, le ravissant Sky High, montgolfières, fusées, et autres véhicules nous ramènent à une exposition universelle passée, ou nous font voyager dans l'univers de Jules Verne, génial !




Floral Picnic, un motif fleuri, coloré, semblable à une aquarelle multicolore, son raffinement est aussi doux que les délicates fleurettes représentées.




Un autre motif floral, le Swirling Petals, comme son nom l'indique, corolles et feuilles tourbillonnent dans une brise printanière en une fine fusion pigmentaire.




Vient le tour d'un motif qui nous a fait rugir de plaisir, le Rumble and Roar, ses dinosaures (dont un joli Parasaurolophus - celui avec la crête) vont charmer vos petites têtes blondes !




Pour ceux qui aiment la diversité et un foisonnement de motifs Liberty bien connus de tous, Patchwork Stories, vous reconnaîtrez entre autre Eloïse, Pepper, Capel, et d'autres.




Arrive la vigne avec Tumbling Vine, dont les tons bleus de ce dessin sont absolument enchanteurs.




Pour terminer en beauté, Flip Flap Fly, ce dessin comprend autant de papillons que de couleurs différentes, ce qui rend subtil et varié cette adorable composition.




Pour voir toute la collection, c'est ici :)



vendredi 5 janvier 2018

Alpine Symphony, ou du Liberty version Heidi.

Au début du 19ème siècle, Richard Strauss compose son "Alpine Symphony" (Symphonie Alpestre), c'est sur base de cette oeuvre que Liberty nous propose sa nouvelle collection, aux airs frais de montagne, de fleurs et d'animaux.
Délicate et colorée, cette nouvelle collection s'inscrit parfaitement dans la lignée Liberty, découvrons les ensemble.
Commençons avec Doe a Deer, où oiseaux, biches, lièvres ou encore écureuils se réunissent dans une forêt verdoyante, qui ravira les grands comme les petits.




C'est au tour de Heidi à faire son apparition, un splendide motif, fin, semblable à une aquarelle, ses couleurs subtiles et douces nous ont enchanté.



Wolf Pack est le dessin suivant, simple mais efficace, le motif du loup gris rappelle le livre de la jungle, un Liberty plus masculin, très réussi.




Des faons, des chèvres, Billy est mignon tout plein, avec ses couleurs printanières et ses jolies fleurs, un must !




Pour terminer (oui déjà), nous avons Poppy Dream avec son joli mariage de couleurs, bleu et orange, très gai, qui sent bon l'été.


Pour voir l’entièreté, c'est ici. :)


jeudi 7 décembre 2017

Coup de projecteur sur la maille en coton et lurex

Pour des projets de couture vite et bien réalisés, avec beaucoup d'effet ! Stragier a sélectionné pour vous la maille en coton Lurex : ce nouveau tissu va vous permettre de coudre des merveilles en un clin d'oeil ;)


Son utilisation est facile et variée,  pour adultes et enfants ! Voici quelques idées couture pour pouvoir coudre avec éclat cette maille :

Il est possible d’imaginer un astucieux top tubulaire, transformable en jupe, ou en mini-robe bustier ;)

De jolis leggings, une salopette, des bodys , des gilets …

(Astuce à connaître : le tissu est tubulaire, si vous le coupez sur le côté du tube pour qu'il soit à plat, il aura une largeur de 68 cm. Prévoyez donc des modèles dont les patrons "rentrent" dans cette largeur.)

Elle peut aussi être utilisée comme un Bord côte dont la finition est également idéale pour vos coutures de Sweats, bomber, pulls, robes, etc ...



Voici en tout cas LA touche scintillante à apporter en ces fêtes de fin d'années !!





mercredi 29 novembre 2017

Les armures

Les armures...mais avec quoi il vient lui…???

Oui, oui, on va parler d’armures…

C’est un terme médiéval… ah non pardon, barbare… pour désigner le tissage d’un tissu, la façon dont les fils s’entrecroisent pour former les belles étoffes que Stragier vous propose…
On parle bien de tissage, pas de matière.
On peut tisser de la même manière des matières différentes et avoir par exemple de la toile de soie, de la toile de coton ou de la toile de lin. Un seul tissage pour 3 matières...

Vous allez me dire "A quoi cela va-t’il nous servir???".

Simplement à savoir de quoi on vous parle… c’est déjà pas mal, mais ce n’est pas tout…
Le tissage confère aussi certaines propriétés au tissu et en modifie aussi l’aspect.
Cela peut-être important lors du choix de votre tissu.

Mais revenons à nos moutons: les armures.
Et commençons par le commencement.

Le tissu se crée sur une machine appelée "métier à tisser".
Ces machines existent depuis longtemps et ont fortement évolué dans le temps, mais leur principe fondamental est resté le même.

On tend sur le métier une série de fils.
Ces fils appelés "fils de chaîne" vont constituer la longueur du tissu.
Ils correspondent aussi au droit fil bien connu des couturières.
Ensuite on utilise une navette pour faire passer d’autres fils perpendiculairement. On les appelle "fils de trame".

La manière dont ces 2 types de fils vont se croiser est appelée "armure".

On en distingue 3 principales : Les armures toile, sergé et satin.

Toutes les autres façons de tisser sont dérivées de ces 3 armures de base.

On entre un peu dans les détails?



Armure toile

L’armure toile:

C’est la plus simple mais aussi la plus solide.
Le fil de chaîne passe alternativement au dessus et en dessous du fil de trame et recommence à la rangée suivante… dessous, dessus, dessous, dessus…

Quelques toiles sur le site de Stragier.com

Armure sergé

L’armure sergé:

En voilà une que l’on peut reconnaître facilement.
Elle forme sur le tissu une diagonale.
Le fil de trame passe sous un fil de chaîne puis sous les deux suivant (ou plus) et ainsi de suite.
A la rangée suivante, on décale d’un fil et on recommence…
Le tissu obtenu peut-être appelé du sergé ou de la serge.
Le plus connu de tous est sans doute le jeans ou denim.
Pour le petite anecdote, le jeans est à l’origine un tissu français!
En effet, on l’appelait la “serge de Nîmes”… et l’usage en à déformé le nom en “denim”...

Quelques sergés sur le site de Stragier.com
Armure satin

L’armure satin:

La dernière des armures est sans doute la plus raffinée, mais aussi la plus délicate.
Cette armure est caractérisée par un fil de trame qui passe au dessus d’au moins quatre fils de chaîne puis passe sous un fil et recommence.
La portion de fil chevauchant plusieurs autres fils s’appelle un flotté.
Ces flottés confèrent au tissu de la brillance et de la douceur mais le rendent aussi sujet aux accrocs…

Quelques satins sur le site de Stragier.com




Il existe une multitude de variantes de ces 3 tissages de bases.
Les combinaisons de ces armures avec les matières, les types de fils, les différentes finitions, les couleurs … c'est une palette incroyable de possibilités que nous utilisons chaque jour chez Stragier pour vous imaginer les plus beaux tissus !

à bientôt pour d'autres informations sur les tissus :)

vendredi 10 novembre 2017

Coup de projecteur - Impression placée "Patagonia"

     L'équipe de Stragier vous a trouvé un tissu parfait pour réaliser une robe tendance et originale en un tour de main !

Doux, fluide, souple, voilà comment nous pouvons qualifier le tissu Patagonia.
En effet, cette jolie qualité de tuile viscose à l'impression placée permet de nombreuses possibilités de réalisations, pour les grands ou les petits.




     Facile à travailler, original et subtil, ce tissu pourra s'accorder avec différentes nuances de bleus, ainsi qu'avec du rose ou encore du orange (pour sa version "océan"), sa version "vert canard" est tout aussi agréable à combiner.


Et pour finir, un petit aperçu de ce que cela pourrait donner, on peut parfaitement admirer la qualité du motif placé :)



Astuce : 

Le dessin est placé en bande le long de chaque lisière.
Pour calculer votre métrage, il suffit simplement de calculer en "Tour" et non en hauteur comme dans un tissu classique.

Pour des robes d'enfant, il est possible de découper le dos et l'avant l'un au dessus de l'autre sur la même hauteur de tissu.

Une idée de métrage : une robe adulte : 2 m , une robe courte pour enfant : environ 1 m.


Pour se faire plaisir, c'est par ici ---> https://www.stragier.com/article/id/605081 :)





lundi 25 septembre 2017

Visite de l'exposition Christian Dior à Paris

Mardi matin, je me lève plus tôt que d'habitude pour prendre le Thalys à Bruxelles, direction Paris, pour l'exposition Christian Dior.

Une heure trente plus tard, j'arrive gare du Nord, je prends deux métros et j'arrive enfin au Musée des Arts décoratifs.

Si vous prévoyez d'y aller, réservez votre billet en ligne à l'avance, et ne faites pas comme moi, sinon c'est une heure de file (galère).



Ça y est, je peux enfin rentrer, et je ne suis pas déçu, c'est la première fois que je vais dans ce musée, il est splendide.
L'exposition est divisée en deux parties, à gauche pour "la famille Dior" et un coté joaillerie plus des œuvres d'arts; à droite pour la partie Haute Couture, je commence par la gauche, avec une superbe projection pour nous indiquer le chemin.


Les salles sont assez sombres mais les éclairages sont bien dirigés afin de mettre les photos, objets et autres robes en valeur.






On continue la visite avec une nouvelle salle dont le thème est le rapport entre Dior et les cultures du monde entier, c'est à la fois envoûtant et impressionnant.


Cette robe avec le motif de "La Vague" d'Hokusai, terrible !




On en prend plein les yeux, l'ambiance est sereine, le public est subjugué par les merveilles aperçues.






Nous passons à la seconde partie de l'exposition (la partie droite, vous vous rappelez. :) ), on pense déjà en avoir vu beaucoup, mais à peine un pas à l'intérieur de la première salle, la majestuosité et la grandeur vous laisse sans voix !


Comment passer à coté du New Look ? Impossible !






Vers l'infini ...



La visite touche à sa fin, après une salle noire avec des mannequins alignés en mode "défilé", j'arrive dans la dernière salle, immense, magnifique, et avec une de ces mises en scène comme j'en ai rarement vu lors de mes voyages ! Je vous laisse découvrir et vous émerveiller :)










Et en bonus, une petite vidéo, parce que ça vaut le coup d'oeil !!!



En espérant que cela vous a plu, n'hésitez pas à laisser un commentaire, si vous avez aimé, je pourrais peut-être repartir à l'aventure :)

Couturement vôtre.

A.